Consultations · Médiateur agréé toutes matières

La médiation

Un art du dénouement des nœuds relationnels, financiers, patrimoniaux ou entrepreneuriaux — avant qu'ils ne se cristallisent en conflits. Au cabinet à Theux, à vingt minutes de Verviers, ou en visioconsultation.

La médiation, qu'elle concerne une affaire familiale, professionnelle, civile ou commerciale, s'attache aux nœuds qui peuvent se former, se cristalliser et devenir de potentiels conflits ou différends.

Cet art utilise diverses ressources — le travail sur les options, sur les scénarios — et vise à aboutir à des accords de médiation. Ces accords ouvrent la porte à une créativité en droit plus forte que si un magistrat était amené, en dernier recours, à trancher votre différend. Ici, la sortie du conflit respecte vos besoins et vos projets : elle est orientée solution.

La médiation, c'est aussi un beau chemin d'humanité et d'humilité, qui invite à renouer avec un dialogue de paix — pour ne pas poursuivre son existence avec un conflit non résolu dans son psychisme.

Chacun apprend à sortir grandi : en acceptant d'être raisonnablement frustré par la solution, en choisissant là où l'on concède, et en recevant aussi des concessions qui portent ses propres projets. La médiation vous rend acteur de la sortie du conflit — là où, autrement, un magistrat se substitue à vous lorsque le différend est devenu ingérable.

Ce que change l'agrément

Un accord qui peut avoir
la force d'un jugement

Beaucoup de gens l'ignorent : en Belgique, lorsque la médiation est menée par un médiateur agréé — inscrit sur la liste de la Commission fédérale de médiation, article 1727 du Code judiciaire — l'accord signé peut être soumis au juge pour homologation (article 1733).

Une fois homologué, cet accord produit les mêmes effets qu'un jugement d'accord. Le juge ne peut refuser l'homologation que si l'accord est contraire à l'ordre public, ou, en médiation familiale, contraire à l'intérêt des enfants mineurs.

Autrement dit : vous écrivez vous-mêmes la solution, et elle devient exécutoire. C'est la différence entre un accord de bonne volonté et un accord qui tient.

  • Médiateur agréé toutes matières — familiale, civile et commerciale, sociale. Agrément vérifiable sur la liste officielle de la Commission fédérale de médiation.
  • Formation en médiation à HEC — Université de Liège, avec une spécialisation dans les médiations à enjeux patrimoniaux.
  • Psychothérapeute depuis 2004 : la dimension relationnelle du conflit n'est pas un angle mort.
  • Formation en victimologie, Faculté de Droit de l'ULiège.
  • Au cabinet à Theux ou en visioconsultation.

Les domaines

Trois grands champs d'intervention

Familiale & civile

Elle gère souvent mieux les séparations de couples, avec ou sans enfants, avec du patrimoine. Elle peut aussi anticiper les changements de phase de vie d'un couple qui fonctionne : pause carrière pour s'occuper des enfants, balises lorsque l'on entreprend ensemble…

C'est là que se situe ma spécialisation : les médiations à enjeux patrimoniaux — partage après séparation, indivision qui s'enlise, succession qui divise une fratrie, bien immobilier que personne ne veut lâcher, entreprise familiale à transmettre.

Civile & commerciale

Elle traite toutes sortes de litiges : commerce, voisinage, affaires civiles comme les contrats, etc.

Sociale

Elle vise les relations professionnelles au sens large : prévenir un burn-out ou une situation présumée de harcèlement, réintégrer le travail, réorganiser des équipes, accompagner un projet, un organigramme ou le fonctionnement d'un conseil d'administration.

Une particularité

Se réparer ou se séparer : le même interlocuteur

Un couple qui vacille ne sait pas toujours, au départ, s'il vient réparer ou s'il vient conclure. Je suis à la fois psychothérapeute et médiateur agréé : si le chemin est celui de la thérapie de couple, nous travaillons la relation ; si la séparation se décide, la médiation permet de l'organiser — enfants, logement, patrimoine — sans passer par l'affrontement judiciaire.

Vous n'avez pas à raconter votre histoire deux fois, à deux personnes différentes. Une précision de cadre, cependant : thérapie et médiation ne se mènent pas en même temps sur la même situation. Ce sont deux postures distinctes, et nous convenons ensemble de celle qui s'impose au moment où vous arrivez.

Questions fréquentes

Avant de faire le premier pas

Quelle différence avec un avocat ou un juge ?

Un juge tranche : il impose une solution. Un avocat défend les intérêts d'une partie. Le médiateur, lui, n'est ni juge ni conseil : il est tiers, impartial, et il vous aide à construire vous-mêmes la solution. Vous pouvez tout à fait être accompagnés de vos avocats pendant la médiation — c'est même fréquent et souvent utile.

L'accord a-t-il une valeur juridique ?

Oui. Comme la médiation est menée par un médiateur agréé, l'accord signé peut être soumis au juge pour homologation (article 1733 du Code judiciaire). Une fois homologué, il produit les mêmes effets qu'un jugement d'accord. Mon agrément est consultable sur la liste de la Commission fédérale de médiation.

L'autre partie refuse. Peut-on quand même commencer ?

La médiation repose sur le volontariat : les deux parties doivent y consentir. En revanche, rien n'empêche un premier entretien seul, pour comprendre ce que la médiation permet, et voir comment la proposer à l'autre. Une proposition formulée par un tiers est souvent mieux reçue.

Combien de temps cela prend-il ?

Cela dépend entièrement de la situation et du nombre de points à régler. Une médiation se compte généralement en quelques séances plutôt qu'en années — c'est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles on y vient. Nous établissons un cadre et un rythme dès le premier entretien.

Est-ce confidentiel ?

Oui, et c'est l'un des piliers de la médiation. Ce qui se dit en médiation ne peut être produit en justice si la médiation échoue. Cette confidentialité est ce qui permet à chacun d'explorer des options sans se mettre en danger.

Et si la médiation échoue ?

Vous conservez tous vos droits et toutes vos voies de recours. Rien de ce qui a été exploré en médiation ne peut être retenu contre vous. Il arrive aussi qu'une médiation qui n'aboutit pas ait tout de même réduit le nombre de points en litige.

Le conflit porte sur de l'argent ou un bien. La médiation est-elle adaptée ?

C'est précisément ma spécialisation : les médiations à enjeux patrimoniaux. Partage après une séparation, indivision bloquée, succession qui divise une fratrie, bien immobilier, entreprise familiale à transmettre. Ces dossiers ont une particularité : le désaccord porte sur des chiffres, mais ce qui bloque est presque toujours ailleurs — une place, une reconnaissance, une histoire. Traiter les deux plans en même temps est ce qui permet d'aboutir. Et l'accord obtenu peut être homologué par le juge.

Combien coûte une médiation ?

Les honoraires de médiation dépendent de la matière, du nombre de parties et de l'ampleur du dossier ; ils sont généralement partagés entre les parties. Nous en parlons et les fixons ensemble au premier entretien, avant tout engagement. Voir aussi les pages Modalités et Déontologie.

Au cabinet ou en ligne ?

Les deux sont possibles : au cabinet à Theux (Raborive 10), à une vingtaine de minutes de Verviers, de Spa et d'Aywaille, ou en visioconsultation — utile lorsque les parties ne vivent plus au même endroit.

Renouer le dialogue ?

Parlons de votre situation en toute confidentialité, pour voir si la médiation est une voie adaptée.