Questions fréquentes
Avant de faire le premier pas
Quelle différence avec un avocat ou un juge ?
Un juge tranche : il impose une solution. Un avocat défend les intérêts d'une partie. Le médiateur, lui, n'est ni juge ni conseil : il est tiers, impartial, et il vous aide à construire vous-mêmes la solution. Vous pouvez tout à fait être accompagnés de vos avocats pendant la médiation — c'est même fréquent et souvent utile.
L'accord a-t-il une valeur juridique ?
Oui. Comme la médiation est menée par un médiateur agréé, l'accord signé peut être soumis au juge pour homologation (article 1733 du Code judiciaire). Une fois homologué, il produit les mêmes effets qu'un jugement d'accord. Mon agrément est consultable sur la liste de la Commission fédérale de médiation.
L'autre partie refuse. Peut-on quand même commencer ?
La médiation repose sur le volontariat : les deux parties doivent y consentir. En revanche, rien n'empêche un premier entretien seul, pour comprendre ce que la médiation permet, et voir comment la proposer à l'autre. Une proposition formulée par un tiers est souvent mieux reçue.
Combien de temps cela prend-il ?
Cela dépend entièrement de la situation et du nombre de points à régler. Une médiation se compte généralement en quelques séances plutôt qu'en années — c'est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles on y vient. Nous établissons un cadre et un rythme dès le premier entretien.
Est-ce confidentiel ?
Oui, et c'est l'un des piliers de la médiation. Ce qui se dit en médiation ne peut être produit en justice si la médiation échoue. Cette confidentialité est ce qui permet à chacun d'explorer des options sans se mettre en danger.
Et si la médiation échoue ?
Vous conservez tous vos droits et toutes vos voies de recours. Rien de ce qui a été exploré en médiation ne peut être retenu contre vous. Il arrive aussi qu'une médiation qui n'aboutit pas ait tout de même réduit le nombre de points en litige.
Le conflit porte sur de l'argent ou un bien. La médiation est-elle adaptée ?
C'est précisément ma spécialisation : les médiations à enjeux patrimoniaux. Partage après une séparation, indivision bloquée, succession qui divise une fratrie, bien immobilier, entreprise familiale à transmettre. Ces dossiers ont une particularité : le désaccord porte sur des chiffres, mais ce qui bloque est presque toujours ailleurs — une place, une reconnaissance, une histoire. Traiter les deux plans en même temps est ce qui permet d'aboutir. Et l'accord obtenu peut être homologué par le juge.
Combien coûte une médiation ?
Les honoraires de médiation dépendent de la matière, du nombre de parties et de l'ampleur du dossier ; ils sont généralement partagés entre les parties. Nous en parlons et les fixons ensemble au premier entretien, avant tout engagement. Voir aussi les pages Modalités et Déontologie.
Au cabinet ou en ligne ?
Les deux sont possibles : au cabinet à Theux (Raborive 10), à une vingtaine de minutes de Verviers, de Spa et d'Aywaille, ou en visioconsultation — utile lorsque les parties ne vivent plus au même endroit.